tant va konstrukt à l'eau qu'à la fin plouf c'est l'angoisse

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mardi 22 mai 2012

L'ANGOISSE NUMERO DEUX



PARUTION
LE 1ER JUIN
Réfléchissez cinq minutes. Regardez la gueule des étudiants. Regardez la gueule de leurs parents, regardez la gueule des jeunes adultes, la gueule des vieux, la gueule des très vieux, regardez quelle gueule tire le monde et réfléchissez cinq minutes.

On est cerné. On est cerné par le travail, l'hygiène, la sécurité, la santé et toutes ces saloperies. On est écrasé d'un côté par ce que les crétins appellent la culture et de l'autre par ce que les salauds appellent le divertissement. On est cerné par la passivité, par l'indifférence générale et par l'indignation, l'indignation ridicule, qui se présente comme un antidote à tout ça. Les cons d'un côtés, les cons de l'autre, et au milieu : une poignée de cons qui se prennent à la fois pour les derniers romantiques, les derniers des mohicans et les derniers cow-boy. Autant dire que dans cette nuit épaisse et médiocre qui nous entoure, la cohérence nous éclaire comme un phare qui aurait oublié de payer EDF.



Ecrivez, bande de cons.
Faites des dessins.
Montez des groupes.
Ouvrez des salles.
Foutez sur les murs des alexandrins bancals.
Enculez-vous.
Aimez-vous un peu.
Ne mourrez pas tout de suite, attendez, attendez encore.

Au lieu de vous pendre, de vous empoisonner, de vous jeter sous les trains, de trancher des bouts de votre corps, au lieu de mourir, photocopiez votre vie aux quatre vents. Photocopiez votre peur. Photocopiez votre haine, votre tristesse, votre ressentiment, photocopiez votre angoisse.

Les caissières débiles de Carrefour. Les flics hargneux. Les enfants cons comme des chaises. Les fous. Les tristes. La patronne de bar alcoolique. L'assistante sociale qui ne comprend rien à rien. La comptable déjà morte. Le médecin qui fait des cauchemars. Le cadre moyen qui ne dort pas la nuit. L'amateur de cachets. L'amateur de grosses motos. Tous ceux qui pleurent sans raison en écoutant Europe 2 chaque matin à six heures. Tous ceux qui lisent le Nouveau Détective dans les trains. Tous ceux qui lisent Voici allongés seuls dans leur lit. Ceux qui font la queue un tiers de leur vie dans des supermarchés qui leur volent leur ombre. Tous ceux qui ne nous regardent pas, ne nous écoutent pas, ne nous lisent pas. Tous ceux pour qui nous faisons ce que nous faisons.

Nous le faisons pour vous sauver. Mais aussi, au bout du compte, on fait ce boulot pour avoir votre peau. C'est vous ou nous, au bout du compte. Et vous gagnez toujours. Vous gagnez toujours à la fin. Coupons une de vos têtes et il en pousse cent, il en pousse mille. Coupez-en une des nôtres, et il faut parfois attendre cinquante ans pour qu'arrive la suivante.
Lisez l'Angoisse. Participez à l'Angoisse.


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